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Partir est simple. Partir proprement, aux yeux du fisc, est une autre affaire.

Centre des finances publiques, Assurance Maladie, caisses de retraite et dernière déclaration de revenus : ce qu’il faut encore régler en France avant et après le départ pour l’Irlande, et dans quel ordre.

Pas de mairie, mais des délais

En Irlande, il n’existe pas de déclaration de domicile auprès d’une commune ; ce qu’il faut y faire à la place, du numéro PPS à l’enregistrement fiscal, figure dans la rubrique S’installer et sur la page Déclaration et échéances. Cette page traite de l’autre côté du déménagement : une sortie en bonne et due forme du pays d’origine.

La France ressemble sur ce point à l’Irlande : le départ ne se déclare pas à la mairie. Il n’y a pas de certificat de départ à demander, et la liste officielle des démarches de service-public.gouv.fr n’en prévoit aucune auprès de la commune. Le départ se signale en revanche à plusieurs organismes, chacun avec sa logique et parfois avec un délai.

Quitter la France : à qui le dire, et quand
OrganismeCe qu’il faut signalerCe qui suit
Mairieaucune démarche de départrien
Centre des finances publiquesnouvelle adresse dès le départ, en lignedéclaration de l’année du départ au printemps suivant
Assurance Maladieun mois après la fin de la résidence en France, pour qui part travaillerrestitution de la carte Vitale et de la carte européenne
Caisses de retraitenouvelle adresse avant le départcertificat de vie dans le mois de l’arrivée, puis chaque année
Consulatinscription facultative au registrevalable cinq ans

L’inscription au registre des Français établis hors de France n’est pas obligatoire, mais vivement recommandée : elle facilite le vote et la demande de papiers d’identité depuis l’étranger.

Source : impots.gouv.fr, « Je pars vivre à l’étranger, quelles démarches dois-je accomplir ? » (modifié le 25 juin 2026) ; service-public.gouv.fr, fiches F2485 et F137 ; ameli.fr, « Vous êtes travailleur expatrié à l’étranger » (19 janvier 2026) ; notice du formulaire 3916. Mise à jour : consultés le 6 novembre 2026.

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La déclaration de l’année du départ

Le délai qui compte le plus n’est pas celui du départ, mais celui du printemps suivant. Les revenus de l’année où vous partez se déclarent en avril ou mai de l’année d’après, et cette déclaration coupe l’année en deux.

Du 1er janvier à la date du départ, vous êtes encore domicilié en France : tous vos revenus de cette période, de source française comme étrangère, vont sur la déclaration habituelle n° 2042, les revenus étrangers passant par le formulaire 2047. De la date du départ au 31 décembre, seuls les revenus de source française imposables en France se déclarent, sur le formulaire 2042-NR. C’est aussi dans cette déclaration que vous confirmez votre nouvelle adresse hors de France.

Deux conseils pratiques de l’administration elle-même : signalez votre nouvelle adresse dès le départ, en ligne depuis votre espace Finances publiques, et créez cet espace avant de partir si vous ne l’avez pas encore, en emportant vos identifiants. Prévenez aussi votre employeur et vos caisses de retraite si des salaires ou des pensions continuent de vous être versés.

Le gros poste français de l’année du départ n’est pas sur cette page, mais sur les siennes : l’exit tax pour les familles qui détiennent des participations, et les règles françaises qui suivent celui qui part.

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Le formulaire 3916 et le compte irlandais

Une obligation passe souvent à la trappe au moment du départ, parce qu’elle concerne justement le pays d’arrivée. Toute personne domiciliée en France doit déclarer, avec sa déclaration de revenus, chaque compte ouvert, détenu, utilisé ou clos à l’étranger au cours de l’année, sur le formulaire 3916 (article 1649 A du code général des impôts).

Pour une famille qui ouvre son compte irlandais avant le départ, pendant qu’elle est encore domiciliée en France, ce compte entre donc dans la déclaration de l’année du départ, au même titre qu’un compte en Irlande ouvert pour la location ou pour l’achat de la maison. Un formulaire par compte.

La sanction n’est pas symbolique : 1 500 € par compte non déclaré, portés à 10 000 € pour un État sans convention d’assistance administrative avec la France, et en cas de revenus non déclarés sur ces comptes, une majoration de 80 % des droits. L’Irlande n’est pas dans ce second cas, mais un oubli coûte quand même 1 500 € par compte.

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Après le départ : le service des non-résidents

Votre dernier centre des finances publiques garde votre dossier jusqu’au traitement de la déclaration de l’année du départ. Ensuite, si vous avez encore des revenus de source française imposables en France, votre interlocuteur devient le service des impôts des particuliers non-résidents (SIP-NR), qui gère aussi l’impôt sur la fortune immobilière. Les impôts locaux d’un bien que vous gardez restent au service du lieu où il se trouve. Si vous n’avez plus de revenus imposables en France, indiquez-le dans la rubrique des informations complémentaires de votre déclaration.

Pour les retraités, le départ ajoute un geste qui ne relève pas du fisc mais conditionne tout le reste : chaque caisse de retraite attend, une fois sur place, un certificat de vie dans le mois qui suit l’arrivée, puis chaque année. Sans lui, le versement de la pension est interrompu. Ce que deviennent l’imposition de la retraite et l’assurance maladie est détaillé sur les pages Retraite en Irlande et Assurance maladie au départ.

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Ce que le départ n’est pas

Une phrase pour finir, parce qu’elle revient sans cesse en consultation : signaler son départ au fisc n’est pas un montage fiscal. Le changement d’adresse ne met pas fin à lui seul à votre domicile fiscal français, et il ne remplace pas le déménagement réel du centre de votre vie, avec la famille, l’école et le quotidien en Irlande. Ce qui décide, ce sont les faits que l’article 4 B du code général des impôts examine : le foyer, l’activité professionnelle, le centre des intérêts économiques.

L’inverse vaut aussi : qui ne dit rien ne reste pas discrètement couvert ou rattaché, il accumule seulement des cartes à rendre, des courriers sans destinataire et des formulaires en retard. Le départ a sa place sur la liste du déménagement pour ce qu’il est : quelques démarches d’une demi-heure chacune, et une pièce du tableau que les administrations dresseront plus tard de votre installation. Le côté irlandais, l’inscription auprès de Revenue et la première déclaration irlandaise, nous le prenons en charge avec l’enregistrement fiscal en tant que non-dom.

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Le premier pas, c’est un entretien

L’ordre des dernières semaines en France décide des années qui suivent. Nous le passons en revue avec vous.

La consultation se déroule en anglais.

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